THEMES RETENUS POUR 2012

11/07/2011 12:11 par asformedmsg

Rappel:
- décembre 2011-Ulcères et escarres : Elisabeth Sowdione

Pour 2012 :

- Cancérologie : Quoi de neuf ? Bigot-Tarando

- Les MST aujourd'hui : Avignant Heryl

- Nouveautés en dermatologie : Vernier-Freydt

- Les biothérapies aujourd'hui et demain : Leclère

- Melting Pot en cardiologie : Sanders-JJ Pierre

- Les troubles de l'apprentissage chez l'enfant et les difficultés scolaires: Avignant-Herryl

- Erreurs et excès dans le dg et la prise en charge de l'ostéopénie et ostéoporose : Leclère

- Coloscopie virtuelle et nouveautés en GE :Thérond, Elbaz

- Procréation médicale assistée : Avignant Herryl Elbaze

Les EPU vous manquent ?

05/07/2011 20:40 par asformedmsg

  • Les EPU vous manquent ?

    Les EPU vous manquent ?

    05/07/2011 20:40 par asformedmsg

Janvier
Dr Messas
Février
Dr Marre
Chirurgie bariatique
Mars
Dr Teyssier et Dr Herbez
Dr Romatet
Algies faciales vues par l’ophtalmo et le stomato
Quizz neuro
Avril
Dr Falcon et Dr Panel
Mai
Dr Lhermitte-Humbert
Dr Lepape-Brouillet
Juin
NOUS !
 
 
 
Septembre
 
 
Octobre
 
 
 
 
 
Novembre
 
 

SOPHIA

22/06/2011 15:27 par asformedmsg

  • SOPHIA

    SOPHIA

    22/06/2011 15:27 par asformedmsg

http://www.atoute.org/n/article213.html

Les Gardes 2011

15/12/2010 00:13 par asformedmsg

  • Les Gardes 2011

    Les Gardes 2011

    15/12/2010 00:13 par asformedmsg

La liste de garde 2011 pour le point de St Germain est téléchargeable, gratuitement et maintenant !

Antibiotiques : la France sur la mauvaise pente

21/06/2011 15:56 par asformedmsg

  • Antibiotiques : la France sur la mauvaise pente

    Antibiotiques : la France sur la mauvaise pente

    21/06/2011 15:56 par asformedmsg

La consommation repart à la hausse depuis cinq ans, les femmes et les personnes âgées étant principalement concernées. 

L'embellie a duré cinq ans, mais la rechute guette. Après une diminution sensible entre 1999 et 2004, la consommation d'antibiotiques repart légèrement à la hausse en France, selon un nouveau bilan publié mardi par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Cette tendance est jugée «préoccupante» par l'Agence, qui met aussi en exergue le faible nombre de nouvelles molécules et un recours accru à certaines classes d'antibiotiques qu'il conviendrait pourtant de préserver.

Au début des années 2000, la France était championne d'Europe des prescriptions d'antibiotiques, et les résistances des bactéries à ces médicaments commençaient à grimper dangereusement. Un plan national d'actions vers les professionnels et une sensibilisation du public (avec le fameux slogan «Les antibiotiques, c'est pas automatique» de l'Assurance-maladie) ont renversé la vapeur. Mais depuis quelque temps, les indicateurs de consommation et du niveau des résistances semblent repartir vers le rouge.


Cliquez sur l'image pour agrandir l'infographie.

Alors qu'un nouveau plan antibiotiques (le troisième depuis 2001) doit être mis en place par le ministère de la Santé, le rapport de l'Afssaps fait une photographie précise de l'évolution ces dix dernières années. Entre 1999 et 2009, la consommation d'antibiotiques a globalement diminué de 16% dans notre pays. Mais si la baisse a été continue les cinq premières années, l'évolution est depuis plus irrégulière, et le chiffre plancher de 2004 n'a jamais été dépassé (voir ci-contre). La France caracole toujours dans les pays de tête en Europe, juste dépassée par la Grèce. Notre taux de consommation par jour et pour 1 000 habitants est 2,5 fois plus élevé que celui des Pays-Bas, le plus économe.

Des différences selon les régions 

En 2009, 157 millions d'unités d'antibiotiques ont ainsi été vendues en France. La grande majorité des prescriptions se font en médecine libérale, et plus des deux tiers de celles-ci sont le fait d'un généraliste. Pour autant, en valeur relative, ce sont les personnes hospitalisées qui sont les plus exposées à ces traitements. «Près de 4 patients sur 10 hospitalisés ont reçu en 2009 un jour donné une dose d'antibiotique, alors qu'en ville ce taux journalier est inférieur à 30 personnes sur 1.000», précise le rapport. Globalement, la consommation est majoritaire chez les femmes (57%) et dans les tranches d'âge les plus âgées. «La consommation progresse rapidement à partir de 65 ans et atteint des niveaux très élevés pour la population âgée de plus de 84 ans», souligne l'Afssaps, qui n'a pas pu publier de données chez les moins de 15 ans, compte tenu de sa méthodologie de calcul. Les niveaux de prescriptions varient aussi selon les régions, largement plus élevés dans le nord. De nombreux éléments (état de santé, offre de soins, démographie…) doivent être pris en compte pour interpréter correctement ces différences régionales, prévient l'Afssaps.

Innovation en panne 

Quatre familles d'antibiotiques sont en progression dans les prescriptions de ville: les tétracyclines, les associations de pénicilline (dont la part a quasiment doublé en dix ans), les céphalosporines dites de troisième génération et les quinolones. «L'augmentation de la consommation de ces deux dernières classes est préoccupante», estime l'agence, car elle contribue à sélectionner certains germes résistants. D'autant plus que l'innovation thérapeutique est en panne: ces dix dernières années, seules 10 nouvelles molécules ont été mises sur le marché, et 25 ont été arrêtées. Pour l'Afssaps, il est indispensable que les prescripteurs établissent toujours une distinction entre les antibiotiques de première ligne et ceux de recours qui doivent être considérés «comme une ressource rare dont l'association doit être limitée à des cas pleinement justifiés». Les infectiologues rappellent aussi que les infections des voies aériennes (angines, bronchites…) qui sont majoritairement d'origine virale sont encore trop souvent systématiquement traitées par antibiotiques.

JLL- Le Figaro

Nostalgie.

20/06/2011 14:42 par asformedmsg

Nostalgie

Malheureusement, il n'y a pas de “compagnon du devoir” médecin, mais que j'aurais été fier d'en être un. Les périodes d'externat et d'internat d'avant 1968 ressemblaient un peu à du compagnonnage.

 

Pendant des siècles, nous avons fonctionné sur le principe de la compétence : un gars connaissait son boulot, savait s'adapter à telle pierre, à tel bois de chêne.

ll avait “fait ses classes", appris les règles. Le mélange de ces règles, de son expérience, cela confrontation permanente à la realité, lui permettait d'avoir une compétence, finalement reconnue par ses pairs. Les murs tenaient, les carrelages ne se décollaient pas, les toits et les salles de bain ne fuyaient pas.

Puis sont arrivées la révolution industrielle et l'élévation brutale du niveau de vie. Il a fallu trouver en urgence des ouvriers ailleurs, mal ou pas formés. Et on a inventé des directives, des méthodes, pour remplacer la compétence qui manquait chez ces traine-patins pleins de bonne volonté mais incompétents.


Le
problème, c'est que ces directives ne marchent que quand on fait toujours la même chose. Dès qu 'il y a une variante, le gars qui applique la règle est paumé.

Alors que les constructions du 19° siècle tiennent bon, l'Opéra Bastille perd son parement, des aéroports s'écroulent et il est devenu impossible de faire faire des travaux sans qu'il y ait un truc qui "merde".

La règle remplace la compétence.


ll en est de même avec la médecine. La règle, la recette censée être toujours valable, remplace la compétence du soignant qui est désormais niée. Cela ne veut pas dire que le compagnon médecin n'a pas de méthode. ll a une méthode adaptable, qui est un canevas sur lequel il brode en fonction des circonstances. Le compagnon a besoin de connaître les statistiques, les études contrôlées, pour savoir quelle est la meilleure conduite à tenir en fonction des résultats donnés.


Enfin, le pire de
tout arrive : on en vient à mesurer la compétence comme l'aptitude à appliquer la règle (par exemple, le Contrat d'amelioraLion des pratiques individuelles : CAPI).

Le cycle de la médiocrité
serait-il alors bouclé ?

Dominique Dupagne -Généraliste [75]


Anticipation

20/06/2011 05:21 par asformedmsg

  • Anticipation

    Anticipation

    20/06/2011 05:21 par asformedmsg

Site DMP.gouv.fr – 5 juin 2011

Outil de coordination des soins, le DMP (Dossier Médical Personnel) est un service public proposé gratuitement à tous les bénéficiaires de l’assurance maladie. Il est mis en place par l’ASIP Santé (Agence des systèmes d’information partagés de santé), placée sous l’égide du ministère en charge de la santé.

Le DMP est un service vous permettant d’accéder simplement et rapidement, en toute sécurité, aux données de santé et aux informations pertinentes pour la prise en charge de votre patient.

Le DMP enrichit le dialogue avec votre patient : il vous permet d’accéder simplement et rapidement aux informations qui le concernent, tout en respectant le secret professionnel.

Si vous prenez en charge un patient en situation d’urgence, vous pouvez accéder directement à son DMP sans avoir à obtenir son accord. Il s’agit dans ce cas de la fonction « bris de glace ». Cette possibilité offre une aide concrète au diagnostic en situation d’urgence.

Le patient garde à tout moment la possibilité de le fermer, de supprimer tout ou partie des documents qu’il contient, ou de masquer certaines données de santé. De ce point de vue, le DMP, qui est à la fois personnel et partagé, est conforme aux droits des patients qui posent comme principes l’information, le consentement et la confidentialité. Il est strictement réservé au patient et aux professionnels de santé autorisés.

Libération - 21 décembre 2016

Dossier Médical Personnel et candidats à l’embauche : la Cour européenne saisie

Olivier Bloch a annoncé qu’il allait saisir la Cour européenne des droits de l’Homme suite au rejet de sa plainte par la cour de Cassation. En effet, celle-ci a estimé qu’il n’était pas illégal de la part d’un employeur de demander aux candidats à l’embauche à ce que le médecin du travail puisse avoir accès à leur DMP (Dossier Médical Personnel) « dès lors qu’il existe des raisons sérieuses à s’assurer de la santé des candidats à l’embauche au regard des risques inhérents aux postes de travail brigués. » Par ailleurs, la cour a insisté sur le fait que l’accès au DMP par le médecin du travail « n’avait pas de caractère obligatoire et que le candidat était libre d’en refuser l’accès. »

Elle a ainsi rejeté les arguments de l’avocat de M. Bloch qui estimait que « cette liberté est virtuelle sur un marché du travail aussi déséquilibré, où le taux croissant du chômage place les candidats à l’embauche dans une situation de fragilité et où un tel refus implique automatiquement de renoncer au poste envisagé. »

Google News- 16 mai 2017

Drame de Touleaux : plus jamais ça !

Suite au drame de Touleaux survenu la semaine dernière, au cours duquel un déséquilibré a parcouru la ville en tirant au hasard occasionnant la mort de onze personnes, dont une fillette de 6 ans et son frère de 9 ans, le Président de la République, tout juste élu, a fait une déclaration dans laquelle il dit partager l’émotion et le sentiment d’horreur de la population. Il a annoncé que toutes les mesures nécessaires seraient prises pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise. Sans attendre, il a demandé à la Ministre de la Santé de se saisir des questions concernant les informations figurant sur le DMP (Dossier Médical Personnel).

L’enquête de police a en effet révélé que le déséquilibré avait fait plusieurs séjours en hôpital psychiatrique pour des accès délirants en lien avec une schizophrénie. Il avait demandé à son médecin traitant officiel, comme la loi l’y autorisait, à supprimer ces données de son DMP. Profitant des vacances de ce médecin, il avait consulté un autre généraliste pour obtenir sa licence de tir sportif, sans le tenir informé de ses lourds antécédents. Le Premier Ministre s’est rendu sur place pour présenter ses condoléances aux familles des victimes. Aux parents des deux enfants tués, il a déclaré que le gouvernement allait supprimer cette possibilité de dissimulation d’informations médicales essentielles. « Plus jamais ça » a-t-il conclu.

Le Quotidien Médical – 30 janvier 2022

Des puces RFID pour le DMP ?

Le Quotidien a rencontré M. Henry Forster, PDG de la société Soma inc. qui est en cours de discussion avec l’Assurance Maladie afin de proposer son nouveau dispositif  de DMUP (Dossier Médical Ultra-Personnel).

Le Quotidien : En quoi consiste cette nouvelle technologie ?

H. Forster : Il s’agit d’une micro-puce RFID ou « transpondeur » que nous proposons d’implanter directement sous la peau des patients et qui reprend l’ensemble des informations existantes sur le classique et, disons-le, un peu obsolète DMP. Les informations peuvent-être décryptées de manière automatique grâce à des lecteurs placés à quelques dizaines de centimètres du patient.

L’implantation se fait à l’aide d’une aiguille à peine plus grosse que celle utilisée pour une injection intramusculaire. En utilisant un patch anesthésiant, le processus est totalement indolore. Ce transpondeur est tellement petit qu’il ne provoque aucune gêne : les patients l’oublient totalement.

Le Quotidien : Quel est l’intérêt de ce nouveau dispositif ?

H. Forster : Le DMP classique ne répond plus aux exigences actuelles. Trop souvent, les patients n’ont pas leur Carte VitalePlus sur eux et il n’est pas possible pour les médecins d’accéder à des informations pourtant cruciales. C’est tout particulièrement vrai dans le cadre de l’urgence. Des vies pourraient être sauvées si les urgentistes pouvaient accéder sans délais aux données médicales des patients ! D’après nos estimations, ce ne sont pas moins de 1 200 décès qui pourraient ainsi être évités chaque année grâce à ce dispositif. Nous devons tout faire pour éviter de tels drames.

Le Fig Online – 24 août 2033

Le DMUP bientôt obligatoire

Le gouvernement a annoncé qu’il avait opté pour la procédure d’urgence afin d’adopter la proposition de loi cosignée par deux députés de la Droite Populaire et Nationale. Cette proposition vise à priver de droits sociaux les assurés refusant l’implantation d’un DMUP (Dossier Médical UltraPersonnel). Malgré les larges mesures de délégation aux assureurs privés, le déficit de la Sécurité Sociale a battu un nouveau record cette année. La députée du Var, Marinelle Luca a mis en avant le « coût faramineux, estimé à 800 millions de NéoFrancs , que représentent les examens inutiles et redondants dont profitent les assurés qui refusent l’implantation d’un DMUP. Un effort que la collectivité ne peut plus supporter. » Quant au député du Rhône, Christian Vannisch, il a insisté sur « les 150 millions de NéoFrancs que coûtent à la solidarité nationale les immigrés illégaux qui profitent des possibilités de fraude » offertes par le traditionnel DMP, avant d’ajouter « Il est temps pour certains d’assumer les conséquences financières de leur égoïsme. »

Le chef parlementaire de l’opposition, Arnaud Zay, s’est élevé contre cette « attaque sans précédent envers les libertés fondamentales » et a reproché au gouvernement de « profiter de la torpeur estivale pour mettre un nouveau coup de boutoir aux fondements de notre société. »

Fox News France – 10 novembre 2038

Un nouveau réseau « d’effaceurs » démantelé dans le Gers

La Police Nationale vient de procéder à l’arrestation de deux médecins et d’un informaticien qui étaient à la tête d’un important réseau « d’effaceurs » basé dans le sud-ouest. Les Drs Gras et Fantou procédaient à l’ablation des DMUP avant d’implanter des transpondeurs trafiqués par l’informaticien de la bande. Le réseau, qui semble avoir agi pour des motifs idéologiques, était essentiellement fréquenté par des immigrés clandestins et des rebelles de l’ultra-gauche, membres du groupuscule « Droit à l’oubli ». Le directeur de la Police Nationale a confirmé que des ordinateurs ont été saisis. Ceci devrait permettre de remonter jusqu’à des femmes qui ont pu ainsi faire disparaître de leurs données personnelles les avortements qu’elle avaient pratiqué à l’époque où ceci était encore autorisé et à des toxicomanes qui avaient suivi de soi-disant traitements de substitution.

Ne manquez pas les images de l’arrestation dans notre édition de 20 heures avec George O’Brien.

***

Seul le premier paragraphe est authentique. Le reste ne constitue qu’un exercice de pure fiction.

Toute ressemblance avec des faits ou des personnes réels n’est cependant pas vraiment fortuite.

Pour illustrer ce billet, j’ai choisi l’affiche du film « Bienvenue à Gattaca ». Il figure dans ma top-liste cinématographique. Je ne peux qu’encourager celles et ceux qui ne le connaissent pas à le visionner. Ils comprendront certainement pourquoi je ne suis pas prêt d’alimenter le DMP de mes patients au-delà des allergies et du groupe sanguin.

Tous mes patients « lourds » disposent de la version papier de leur dossier médical. Je l’actualise une à deux fois par an et je leur demande de la garder avec eux au cas où ils auraient un problème médical en mon absence.

Je conclurai en reprenant la citation mise en exergue par le blog Police :

« Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une ni l’autre. »
Thomas Jefferson

http://boree.eu/

 

Tout était simple en 1915 !

18/06/2011 21:45 par asformedmsg

  • Tout était simple en 1915 !

    Tout était simple en 1915 !

    18/06/2011 21:45 par asformedmsg

Suspicion de carence en fer : quels examens prescrire ?

18/06/2011 18:34 par asformedmsg

A la demande de l’Assurance maladie, la Haute Autorité de Santé a évalué les choix d’examens du métabolisme du fer à réaliser lorsqu’un médecin suspecte une carence en fer. Différents marqueurs peuvent être dosés pour étudier le métabolisme du fer et on observe une grande diversité dans les prescriptions, ainsi qu’une augmentation du nombre de dosages réalisés. Dans ce contexte, la HAS a évalué la pertinence des différents examens et précisé le choix de l’examen le plus approprié dans les situations les plus fréquemment rencontrées.


Les examens du métabolisme du fer sont prescrits en particulier pour préciser la cause des anémies. Les marqueurs impliqués dans le métabolisme du fer sont nombreux : fer, ferritine, transferrine, récepteurs solubles de la transferrine. Les données de prescription montrent une grande diversité dans le choix de ces marqueurs ou dans leur association (un, deux ou trois marqueurs) et le volume des prescriptions a doublé au cours des dix dernières années. Pour ces raisons, l’Assurance maladie a saisi la Haute Autorité de Santé afin de définir les examens les plus pertinents à réaliser en cas de suspicion de carence en fer.

Dans les cas courants de suspicion de carence en fer, la Haute Autorité de Santé recommande en premier lieu le dosage de la ferritine sérique. Une ferritine sérique abaissée suffit à affirmer le diagnostic d’une carence en fer ; le recours à d’autres marqueurs du métabolisme du fer n’est alors pas nécessaire.

Pour d’autres cas plus rares (inflammation, insuffisance rénale chronique, ou quand la ferritine n’est pas abaissée alors que la suspicion clinique est forte), la HAS propose de doser le fer et la transferrine pour calculer le coefficient de saturation de la transferrine.

La Haute Autorité de Santé ne recommande pas :

  • le dosage du fer seul ;
  • la combinaison fer plus ferritine ;
  • la recherche des récepteurs solubles de la transferrine en pratique courante.

Enfin, la Haute Autorité de Santé note deux axes d’amélioration des pratiques : elle souligne la nécessité de standardiser les normes de la ferritine qui varient aujourd’hui d’un laboratoire à l’autre, et elle propose d’identifier les situations cliniques pour lesquelles l’exploration du métabolisme du fer est utile ou inutile. Une fiche de bon usage est en cours d’élaboration et sera mise à la disposition des professionnels de santé cet été.

HAS - Juin 2011