La pharmacovigilance ouverte aux patients
18/06/2011 14:02 par asformedmsg
Outre les délires millénaristes, le rapport de la Miviludes traite deux autres sujets relatifs à la santé. Le premier est consacré aux formations dans le domaine des médecines non conventionnelles. «On ne compte plus les myriades d'instituts, d'écoles, de facultés libres, de centres proposant des formations supposées donner accès efficacement et rapidement, mais aussi souvent au prix fort, à des professions nouvelles vantées comme humainement valorisantes et pourvoyeuses de santé», est-il écrit. Un domaine encore insuffisamment contrôlé et qui se prête à divers dérapages allant de la pure arnaque à de possibles dérives sectaires.
En février prochain et à l'initiative de Nadine Morano, ministre en charge de l'Apprentissage et de la Formation professionnelle, un colloque sera consacré à ce thème.
Le rapport aborde aussi le délicat sujet des dérives sectaires dont sont victimes les personnes atteintes de cancer. «Un risque réel», notent les auteurs de l'étude. La Miviludes a été alertée de plusieurs cas de patients ayant eu recours à des pratiques de soins non conventionnelles et ce de manière exclusive. Des situations qui ont abouti au décès de trois malades «dans des conditions atroces», souligne le rapport en précisant: «Parce qu'ils avaient mis un terme au traitement conventionnel et n'avaient même pas pu bénéficier de soins palliatifs. L'emprise mentale était totale.»
Le Figaro
Désormais, les patients et les associations de patients pourront eux mêmes déclarer un effet indésirable d’un médicament auprès de leur centre de pharmacovigilance. Une possibilité attendue depuis la réforme HPST, mais qui, en pleine affaire Mediator, tombe à propos.
Les patients et les associations de patients peuvent désormais eux-mêmes déclarer des effets indésirables liés à un médicament, et cela sans nécessairement passer par un professionnel de santé. En effet, les deux textes d’application de la loi HPST officialisant cette possibilité viennent d’être publiés au JO du 12 juin 2011. Le patient ou son entourage peut donc déclarer des effets secondaires d’un ou plusieurs médicaments qu’il suspecte, y compris lors de la grossesse ou de l’allaitement. Il peu aussi déclarer les mésusages, abus ou erreurs médicamenteuses. Le patient adressera sa notification au centre de pharmacovigilance dont il dépend géographiquement. Par ailleurs, il peut s’aider d’un formulaire de déclaration, disponible sur le site de l’Afssaps.
L’ouverture du système national de pharmacovigilance était très attendue après l’affaire Mediator et même avant, puisque le principe avait été posé dans la réforme Bachelot. Mais pour la mettre en place, il a fallu mener plusieurs expérimentations sur le terrain afin de prouver son utilité et la faisabilité du suivi. Ainsi, depuis une dizaine d’années, l’Afssaps mène des phases pilotes en collaboration avec les associations. Avec succès : au final, toutes ont montré l’intérêt et l’implication des patients dans ce domaine.
Trois études pilotes
L’Afssaps a notamment mené trois études pilotes qui ont fait aboutir le projet de notification par les patients. La première a été menée en 2002-2003 auprès de patients infectés par le VIH. « 90% des déclarations relataient un effet avec impact sur la qualité de vie – trouble de la répartition des graisses, problèmes psychiatriques, digestifs – dont quelques effets inattendus : troubles de la libido, prise de poids, aménorrhée » rapportait Nathalie Deleau (Afssaps) lors d’une session consacrée à la pharmacovigilance par les patients des Assises du médicament le 30 mars dernier.
La deuxième étude, de plus grande envergure, a été conduite en 2006-2007 en collaboration avec 23 associations de patients. « Les événements indésirables notifiés étaient graves dans 55% des cas, et très variés, mais jamais inattendus » a avancé Nathalie Deleau : « des myalgie-arthralgies (hypocholestérolémiants), des troubles du comportement et de la vigilance (psychotropes), des toxidermies (AINS, antibiotiques), un syndrome de sevrage - effets psychiatriques (veralipride), des tendinopathies (fluoroquinolones) ». Et au final, l’étude a conclu à la bonne qualité des informations recueillies.
Dernière étude en date, le suivi des vaccins et des antiviraux utilisés lors de la pandémie grippale, avec une possibilité de notification directe proposée aux patients. 900 fiches de déclaration ont ainsi pu être collectées, soit environ 20 % du total des signalements concernant les effets indésirables des vaccins et des antiviraux utilisés pendant cette période. Cette fois, la quasi totalité des effets notifiés, que ce soit avec les vaccins ou les antiviraux, étaient non graves. Cette expérience concluante a montré à grande échelle « la volonté des patients de participer au système, avec un bon remplissage des questionnaires mis à disposition ». a évoqué Nathalie Deleau. Elle a aussi donné le feu vert pour que soit ouverte la pharmacovigilance à tous les patients.
Le Généraliste - Charlotte Demarti
Plus jamais de chèvre pour ceux qui ont eu la chance d'assister aux topos d'allergologie des drs Lhermitte-Humbert et Lepape-Brouillet: bilan allergo chez l'enfant + cas cliniques.
Trois semaines après l’annulation par le Conseil d’État de sa recommandation sur le diabète (« Le Quotidien » du 4 mai 2011), la HAS (Haute Autorité de santé) a décidé de retirer d’elle-même une autre de ses recommandations, portant sur les bonnes pratiques dans le traitement de la maladie d’Alzheimer.
Cette recommandation, comme celle portant sur le diabète, était visée par un recours en annulation devant le Conseil d’État déposée par le FORMINDEP (Association pour une formation et une information médicales indépendantes). L’association lui reprochait de ne pas respecter les règles de gestion des liens d’intérêts des experts consultés lors de leur élaboration. Des règles édictées par la HAS elle-même.
« Nous avons pris acte (de l’abrogation par le Conseil d’État de la recommandation sur le diabète), a indiqué le Pr Jean-Luc Harousseau, patron de la HAS, et nous pensons que dans le contexte nouveau lié à l’affaire du Mediator, il est absolument nécessaire d’agir encore plus pour la transparence et pour rétablir la confiance ». Jean-Luc Harousseau a précisé que la HAS allait en profiter pour vérifier la conformité de toutes les recommandations édictées par l’institution depuis 2005, et ferait réaliser au cours de l’année 2012 un audit externe de l’ensemble de ses activités.
Le patron de la HAS annonce d’ores et déjà la publication des deux nouvelles versions de ces recommandations. Début 2012 pour celle relative au diabète, et courant 2012 pour Alzheimer, la commission de la transparence devant auparavant achever la réévaluation des médicaments anti-Alzheimer.
QdMChère consoeur, cher Confrère,
Fort de l'expérience de la cellule juridique acquise depuis 5 ans, nous avons décidé de communiquer régulièrement dans votre direction au moyen d'une Newsletter brève et référencée qui fera le point à chaque fois sur un thème juridique intéressant votre activité.
Notre action au service des confrères qui font appel à ce service rassemble 35 médecins bénévoles sur toute la France et nous amène à organiser une « veille juridique » nous permettant d'analyser les dernières nouveautés et évolutions dans ce domaine.
Aussi je vous invite à découvrir le 1er numéro consacré aux majorations pédiatriques MNO et MGE.
La cellule juridique du syndicat informe les médecins, (notamment les généralistes et les pédiatres plus concernés par ces majorations) que le service médical des caisses, au cours des procédures de contrôle dans le cadre de l'article D315 du code de la sécurité sociale conteste systématiquement l'application des majorations MNO, MGE lorsque le carnet de santé de l'enfant n'a pas été renseigné.
Je rappelle que les majorations:
Mais certaines caisses s'obstinent à une interprétation mot-à-mot du texte refusant la majoration quand bien même le médecin aurait rempli toutes les exigences de l'Arrêté si le carnet de santé n'est pas mis à jour : ainsi dans une récente affaire entre un médecin et la CPAM de Marseille, cette dernière a perdu en première instance mais a fait appel de la décision.
Une fois de plus les médecins se voient pénalisés financièrement alors qu'ils ne sont en rien responsables de cette situation :
Contact : Dr Marcel GARRIGOU-GRANDCHAMP (06 09 42 56 95)
http://www.fmfpro.org/defense-du-medecin/breves-juridiques-de-la-fmf/
Le module de prescription d’Axisanté 4 (et d’Axisanté 5) comporte des anomalies qui le rendent impropre à la sécurisation des prescriptions. En effet la gestion des interactions médicamenteuses produit des alertes tellement nombreuses qu’elles en sont inutilisables : chaque produit interagit avec lui même, parfois plusieurs fois au point de décourager le prescripteur d’utiliser cette fonction.
Il semble difficile dans de telles conditions de prétendre à la certification par l’HAS voulue par la loi du 13 août 2004 relative à l’assurance maladie. L’anomalie ci-dessus, rapportée à plusieurs reprises, mériterait une correction.
Au lieu de cela, tel un abri-bus, le module de prescription s’est vu greffer un panneau d’affichage. Il s’agit "d’Informer" que le directeur des opérations d’Axilog présente comme un véritable vecteur de transmission d’informations récentes et/ou d’encadrement de l’exercice médical avec du contenu émanant des tutelles avec des référentiels de bonnes pratiques, des recommandations de bon usage, de vaccination... des informations liées au contexte diagnostique et thérapeutique du patient, dans le but d’améliorer son confort, son observance (modification de posologie, forme galénique, ...) et, d’une manière générale, son mieux-être : rien que ça !
Axilog semble plus préoccupé par le "mieux-être" de nos patients que par le respect de ses clients. Le nouveau bienfaiteur de l’humanité souffrante a été téléchargé et installé sur les postes de travail des utilisateurs sans autorisation, contrairement aux usages, créant au passage des dysfonctionnements sur de nombreux postes..........
la suite :La recommandation de la Haute autorité de santé sur le traitement médicamenteux du diabète de type 2 est abrogée !
Le Formindep remporte la première étape de son recours en Conseil d’État contre deux recommandations de la HAS, déposé en 2009, pour non respect des règles de conflits d’intérêts des experts.
Cette avancée majeure prend une dimension particulière dans le contexte du désastre du Mediator°, provoqué essentiellement par la dépendance incontrôlée des agences sanitaires aux intérêts des firmes. Les recommandations professionnelles de la HAS font maintenant juridiquement grief. Pour éviter d’autres recours citoyens et retrouver une crédibilité, la HAS doit garantir la qualité de leur élaboration en terme de transparence et d’indépendance de l’expertise. C’est la principale leçon de cette première décision du Conseil d’État, dans l’attente de la deuxième à venir pour la recommandation sur la maladie d’Alzheimer.....
Tout le monde le sait, tout le monde le voit, les médecins libéraux sont en train de disparaître, et surtout les généralistes.
Déserts médicaux ou non, une chose est certaine : les jeunes médecins ne s’installent plus et les effectifs diminuent inexorablement.
On a beaucoup parlé des causes de ce désastre, mais je voudrais dans ce billet stigmatiser des responsables qui m’irritent particulièrement : ceux que l’on appelle les sacerdotaux......